J’ai toujours été (très) mauvais en langue à l’école …

Je me souviens encore de mon brillant 2/20 au BAC allemand ou encore de la fois ou je me suis fait virer d’un cours d’initiation de la langue chinoise car mes résultats étaient trop mauvais. Je pensais alors que les langues étrangères n’étaient tout simplement pas faites pour moi.

Pourtant, il s’est passé un « truc » avec la langue chinoise. Un « truc » qui m’a poussé à étudier jusqu’à atteindre le niveau 6 du HSK (le plus haut niveau qu’il soit possible de passer à l’heure ou j’écris ces lignes).

Dans cet article, je vais te raconter mon histoire et t’expliquer un peu comment je suis passé du niveau « débutant complet en chinois » au niveau courant (HSK 6) en l’espace de seulement 20 mois.

Note : Pour des astuces et des techniques pour réussir les différents niveaux du HSK, je t’invite à consulter mon guide complet en cliquant sur ce lien : Préparer et passer le HSK : Le guide complet des niveaux 1 à 6

Trouver le temps et la motivation

Comme la plupart des parisiens, je devais passer beaucoup de temps dans les transports pour me rendre sur mon lieu de travail (environ 2-3 heures par jour) et je n’avais que peu de temps libre. À cette époque, j’étais à la recherche d’une façon de “recycler” tout ce temps perdu dans les transports parisiens.

metro

Le métro parisien, ma première classe de chinois 😉

Pourquoi apprendre le chinois ? Honnêtement je n’avais que peu de connaissance à propos de cette langue et de sa culture.

Mais le fait que le chinois soit considéré comme l’une des langues les plus difficiles au monde constituait un challenge motivant ainsi qu’une jolie revanche sur mon “o glorieux” passé avec les langues étrangères. La langue chinoise étant l’une des langues les plus parlées dans le monde, c’était également une compétence que je souhaitais acquérir pour voyager.

De débutant complet à élémentaire (HSK 3)

Mon premier objectif en chinois fut le suivant : Étudier 20 minutes tous les jours en prenant avantage de mon temps passé dans les transports.

Comme il n’était pas forcément pratique de lire ou de prendre des notes dans le métro parisien, j’optai pour une méthode basée sur de l’audio. J’écoutai tous les jours des podcasts chinois pour débutant dans le métro en allant au travail.

Le week-end, au lieu d’écouter mon habituel podcast, je participais à des “café anglais” sur paris. Si tu n’es pas familier avec le concept, ce sont des échanges linguistiques généralement tenus dans des cafés (d’où le nom). Le principe est simple : Tu m’aides en chinois, je t’aide en français.

Mon groupe d’échange linguistique. Nous nous réunissions chaque samedi après-midi sur Paris pour pratiquer les langues

Bien que mon niveau en chinois fût (très) loin d’être suffisant pour réussir à ne serait-ce qu’aligner une phrase correcte, c’était toujours un bon moyen de rencontrer des locuteurs natifs, de se faire des amis chinois et d’en apprendre davantage sur la culture. De plus, réussir à placer le peu d’expressions que je connaissais tel que “comment allez vous ?”, “quel est votre nom ?” était gratifiant et me motivait à continuer mes efforts.

Après un peu plus de 3 mois, j’avais atteint un petit niveau sympa à l’oral (HSK 3) qui, mine de rien, me permettait de commencer à m’amuser un peu et surtout me motivait à m’investir encore plus dans l’étude de la langue chinoise.

D’élémentaire (HSK 3) à intermédiaire (HSK 4)

Je partis donc m’inscrire à des cours de chinois en petit groupe dispensés le week-end. En plus d’avoir un vrai professeur de chinois à qui poser mes questions, cela me permit d’étudier le mandarin sous un angle plus “académique ».

Ce fut donc un bon complément pour progresser sur certains aspects théoriques que je n’avais pas forcément l’occasion d’étudier dans mes podcast ou sessions d’échange linguistiques.

Les cours de chinois en petit groupe restent un classique et offrent un cadre d’étude toujours bon à prendre.

En addition des podcasts et des cours de chinois, j’appris à lire et écrire les caractères chinois, toujours en prenant avantage de mon temps de transport.

Le soir après le travail, je pratiquai la conversation avec un tuteur par téléphone pour continuer à travailler sur mon oral. Ma petite habitude d’étudier le chinois 20 minutes par jour se transforma alors peu à peu en passion qui me prenait plus de 2 heures quotidiennement.

J’étais de plus en plus absorbé par la langue chinoise et investissais presque tout mon temps libre à la recherche de ressources, tester des méthodes, lire des forums de chinois, regarder des vidéos et je dévorais tout ce que je pouvais trouver pour progresser plus rapidement en mandarin.

Après 6 mois, j’étais enfin capable d’avoir des petites conversations basiques (HSK 4) sur des sujets simples et je pouvais discuter ou lire des textes basiques entièrement écrits en caractères chinois. Ma motivation étant toujours au top, je décidai donc de passer au niveau supérieur : “Partir en Chine étudier le mandarin à pleins-temps”

D’intermédiaire (HSK 4) à avancé (HSK 5)

Mon plan était de prendre une année complète pour étudier la langue chinoise en immersion totale. J’allais enfin avoir tout le temps nécessaire pour concevoir, expérimenter et explorer toutes les méthodes d’apprentissage que j’avais en tête afin d’atteindre le plus haut niveau possible en mandarin.

Je fus donc le grand saut, démissionnai de mon job et partis acheter un aller simple direction la Chine !

Kunming est la capital du Yunnan

Puisqu’il n’est pas possible d’aller en Chine sans visa, je postulai à une petite école privée de chinois située à Kunming dans la région du Yunnan.

L’avantage est que le climat est tempéré (c’est le printemps toute l’année) et que la vie est agréable. De plus, l’économie n’étant pas encore très développée dans cette région, donc le coût de la vie est encore faible (on peut facilement vivre correctement pour 300-400 euro par mois).

Et puis surtout, il n’y a pas beaucoup d’Occidentaux donc moins de risque de se faire coincer dans une bulle d’expatriés et de parler anglais toute la journée.

Enfin, le Yunnan est une magnifique région constituée de nombreuses montagnes et lacs, ce qui en fait une destination parfaite pour étudier au calme et faire un peu de tourisme ou une pause dans les études intensives.

Il y a nombreux petits villages et temples à explorer dans les montagnes du Yunnan

L’une des difficultés majeures était de garder ma motivation au top tous les joursLes plateaux d’apprentissage commencent à devenir vraiment violents à partir du niveau HSK 4 et il n’est pas rare d’étudier pendants plusieurs mois sans faire aucun progrès. Mon hobby étant maintenant devenu mon job à temps plein, j’adoptai alors un état d’esprit plus professionnel pour évaluer mes progrès et ainsi maintenir ma motivation.

Je mesurai par exemple quotidiennement ma quantité de vocabulaire assimilée, ma vitesse de lecture et ma vitesse de mémorisation grâce au logiciel ANKI. Chaque minute passée à étudier le chinois devait être rentabilisée au maximum. Je mis également l’accent sur la constance et la qualité de mon sommeil afin de pouvoir tenir un rythme d’étude d’environ 9-10 heures par jour, du lundi au samedi.

Mon endroit préféré pour apprendre le chinois

Être en immersion totale fut clairement un énorme atout car le simple fait de devoir utiliser le chinois dans tous les aspects de ma vie quotidienne me permit de “passivement” améliorer mon mandarin. Des activités aussi banales qu’aller faire ses courses, furent d’autant plus d‘opportunités d’utiliser mes nouveaux mots de vocabulaire et ainsi renforcer leur mémorisation.

De même que sortir avec des amis chinois, discuter avec des inconnus dans la rue ou partir un week-end en voyage furent des moyens ludiques de pratiquer le chinois.

Après un semestre passé en Chine, j’avais atteint un niveau très confortable en mandarin (HSK 5). Je pouvais comprendre quasiment tout ce que j’entendais, de la série TV à la conversation dans la rue.

Malgré le fait que je fasse toujours des erreurs basiques à l’oral, j’étais capable d’avoir des conversations fluides sur à peu près n’importe quel sujet. Je pouvais aussi lire le journal en chinois, même si ma vitesse de lecture était lente.

Préparer le HSK 6

À la base, je n’avais pas prévu de passer un quelconque examen de chinois. Mon objectif était simplement « Atteindre le plus haut niveau possible ». Mais puisque mes méthodes fonctionnaient merveilleusement bien et qu’il me restait un peu de temps, l’idée de valider le plus haut niveau du HSK est née.

Atteindre le niveau HSK 6 requiert un travail monstre. Non seulement il faut mémoriser une quantité folle de vocabulaire (5 000 mots à connaître en tout) mais en plus il faut être capable de lire rapidement des textes techniques et littéraires.

Heureusement, l’examen du HSK comporte de nombreuses failles et il existe tout un tas de raccourcis qui permettent « d’élever artificiellement ton niveau » pour décrocher le précieux certificat plus facilement. Je t’invite d’ailleurs à consulter mon guide à ce sujet Préparer et passer le HSK 6 : Le guide complet des niveaux dans lequel je t’ai compilé toutes ces astuces.

C’est ainsi qu’après un semestre de préparation intensive (soit au total 20 mois à étudier le chinois), j’atteignis finalement le niveau HSK 6. Le niveau HSK 6, c’est grosso modo le même que le niveau 5 (courant à l’oral) avec une différence au niveau de la compréhension écrite. Je pouvais maintenant lire rapidement n’importe quel article de journal, forum, ou document administratif chinois.

Il faut savoir que le niveau HSK 6 ne sert en réalité pas à grand-chose. Le niveau HSK 5 est déjà largement suffisant pour travailler dans une entreprise chinoise ou poursuivre ses études en université. D’ailleurs, le jour de l’examen nous n’étions que deux candidats à passer le niveau 6. C’est plus pour l’ego ou la fierté de pouvoir dire « wow j’ai la ceinture noire en chinois ! » mais en pratique ça ne sert à rien !

Quels avantages à parler chinois couramment ?

À la fin de mon challenge je quittai ma petite campagne tranquille dans le Yunnan et partis m’installer à Shanghai, l’une des plus dynamiques et influentes villes de Chine, ou je trouvai rapidement un poste dans une entreprise chinoise.

Parler couramment le mandarin est clairement un avantage compétitif à posséder sur le marché du travail, en particulier en Asie où les étrangers maîtrisant cette compétence sont rares. C’est également d’une grande aide dans la vie de tous les jours en Chine. Des tâches souvent compliquées pour les expatriés comme la recherche d’appartements, utiliser les applications chinoises ou même une simple visite chez le médecin deviennent triviales quand on comprend le chinois.

Shanghai : La capitale économique de Chine

Être capable de lire le journal chinois, comprendre des émissions chinoises ou pouvoir lire des forums chinois sur internet vous permettra aussi d’avoir un point de vue complètement nouveau sur la Chine et la place qu’elle occupe dans le monde. 

D’autant plus que l’image donnée par les médias occidentaux est la plupart du temps biaisée et être capable de voir la Chine de l’intérieur permet de nuancer et de se faire sa propre opinion. L’inverse est également intéressant puisque voir l’occident d’un point de vue chinois permet d’avoir un aperçu de ce que sera le monde quand la Chine dominera économiquement.

Un mot sur mes méthodes

Aujourd’hui, je continue toujours à apprendre et à enseigner le chinois en partageant sur ce site mes meilleurs conseils et méthodes afin d’aider les francophones dans leur apprentissage.

Au cours de ces 20 mois intensifs, j’ai développé des méthodes qui permettent d‘apprendre le chinois mandarin beaucoup plus rapidement et efficacement que les méthodes traditionnelles. Aussi je tiens à t’avertir que mes méthodes ne fonctionneront pas pour tout le monde.

Mais si tu prends ton apprentissage au sérieux et que tu es prêt à t’investir dans ton apprentissage, alors je peux t’aider à surmonter la plupart des problèmes que tu rencontreras. Que ce soit l’apprentissage des caractères, la grammaire ou même la prononciation, je t’invite à découvrir mes méthodes dans mes cours de chinois en ligne.

Tu peux aussi t’inscrire à ma lettre quotidienne de chinois. C’est un petit journal que j’écris tous les jours pour t’aider à rester motivé et assidu dans ton apprentissage !

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